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Les données / L'approche nationale / Denrées alimentaires
Données 2003. Résidus dans les produits d'origine végétale en Europe

Les  programmes de contrôle nationaux.

 

Les quinze États membres ainsi que la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein ont procédé au contrôle des résidus de pesticides dans des denrées alimentaires d’origine végétale.

 

Au total, près de 47 500 échantillons ont été analysés en 2003 pour rechercher jusqu'à 519 pesticides différents. Environ 92% des échantillons analysés étaient des fruits et des légumes frais (y compris surgelés) et des céréales tandis qu’environ 8% étaient des produits transformés, ces proportions étant identiques à ce qu’elles étaient en 2002.

 


De l’ensemble des échantillons contrôlés, 58% ne contenaient pas de résidus détectables et 37% présentaient des teneurs égales ou inférieures aux limites maximales de résidus (LMR) nationales ou communautaires. Pour 5,1% des échantillons, les teneurs en résidus dépassaient les LMR (nationales ou communautaires), ce qui correspond aux proportions observées en 2002.

 

Si l’on ne tient compte que des produits frais, les LMR sont dépassées dans 5,5% des échantillons et le pourcentage d’échantillons ne contenant pas de résidus détectables se situe à 56%. Il s’agit à nouveau de proportions identiques à celles relevées en 2002.

 


En 2003, les pesticides le plus fréquemment observés ont fait l’objet de rapports distincts pour les fruits et légumes et pour les céréales. Des fongicides ont essentiellement été trouvés sur les fruits et les légumes tandis que les pesticides le plus fréquemment trouvés sur les céréales étaient des insecticides. L’amélioration des possibilités d’analyse des laboratoires se poursuit.

 

 

 

Le  programme coordonné de l’Union européenne

 

Des contrôles spécifiques ont visé à détecter la présence de quarante-deux pesticides différents sur huit produits (les choux fleurs, les poivrons (piments doux), le froment (blé), les aubergines, le riz, les raisins, les concombres et les pois).

 


Étant donné qu’il s’agit d’un programme glissant, trois des denrées évaluées (les choux-fleurs, les poivrons et le froment) étaient les mêmes qu’en 1999 et trois autres (le riz, les concombres et les pois) avaient déjà été évaluées en 2000. Les raisins ont été évalués en 1996, 2001 et 2003. Par contre, c’est la première fois que les aubergines ont été incluses dans le
programme coordonné européen.

 

En ce qui concerne les pesticides recherchés, les vingt substances ciblées par les programmes menés de 1998 à 2000 ont toutes été reprises parmi les quarante-deux soumises aux contrôles en 2003. Bien que le nombre minimal total d’échantillons recommandé dans le cadre du programme coordonné de l’UE soit constant (496 échantillons2 chaque année), il a été largement dépassé lors de chacune des années précédentes. En 2003, quelque 8 600 échantillons ont été analysés. Cependant, les quarante-deux pesticides n’ont pas été recherchés sur tous les échantillons.

 


Pour l’ensemble des huit produits contrôlés, environ 65 % des échantillons ne contenaient pas de résidus détectables, tandis que 32 % en contenaient en teneurs égales ou inférieures aux LMR (nationales ou communautaires) et que, pour 3,2 % des échantillons, ces teneurs dépassaient les LMR.

 


Des teneurs en résidus égales ou inférieures aux LMR ont été détectées le plus souvent dans les raisins (57 %), puis dans les poivrons (34 %), les concombres (24 %) et le froment (22 %). Les LMR (nationales ou communautaires) étaient dépassées le plus souvent dans les poivrons (6 %) et les raisins (5 %), suivis par les concombres et les aubergines (3 % chacun).

 

Les produits examinés en 2003 et déjà évalués en 1999 (choux-fleurs, poivrons, froment), en 2000 (riz, concombres, pois) et en 2001 (les raisins, également évalués en 1996), permettent d’estimer l’évolution dans le temps. L’évolution globale dans le temps des teneurs en résidus dépassant les LMR révèle un seul accroissement notable de fréquence (celle du métalaxyl sur les poivrons) contre une réduction sensible des dépassements observée pour six autres combinaisons pesticide/produit.

 

De manière générale, l’évolution comparative des teneurs en résidus inférieures ou égales à la LMR ne révèle que peu de changement pour de nombreuses combinaisons pesticide/produit. Si, pour certaines combinaisons, des échantillons contenant des résidus ont été détectés plus fréquemment, on note un nombre à peu près similaire de cas pour lesquels cette fréquence est en net recul.

 


Pour les huit produits pris globalement, les échantillons contrôlés en 2003 présentent une fréquence de détection de pesticides inférieure à celle observée en 2002 et similaire à la moyenne de celles observées les années antérieures. Les données ne sont toutefois pas entièrement comparables étant donné que les produits et les pesticides évalués varient d’une année à l’autre. Il y a également lieu de rappeler que la comparaison est difficile vu les modifications de LMR intervenues entre 1999 et 2003.

 

Les évaluations menées en matière d’exposition chronique démontrent que les doses de pesticides ingérées restent clairement inférieures à la DJA et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter d’une toxicité chronique. En ce qui concerne l’évaluation de l’exposition aiguë, toutefois, les données montrent que la dose de référence aiguë a été dépassée dans neuf cas.

 

 

Vous pouvez consultez tous les résultats du programme européen 2003 :

 

Le résumé

 

Le rapport

 

Annexe 1

 

Annexe 2