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> Programme de travail annuel / 2006-2008
2006-2008

 Contexte.

Le programme de travail de l’ORP est un programme pluriannuel basé sur les six actions prioritaires identifiées dans l’étude de faisabilité (2004).

Actions 1 et 2- poursuivre la réflexion sur le choix des molécules à suivre en priorité,
Action 3- Renseigner les niveaux de contamination des milieux « orphelins »,
Action 4- Améliorer la qualité des informations recueillies par les administrations,
Action 5- Développer nos connaissances des usages (agricoles et non-agricoles) et des comportements,
Action 6- Favoriser l’accès aux bases de données, et leur interopérabilité (non-prioritaire).

Ce programme s’articule autour de trois thématiques majeures :

- à Renseigner les molécules utilisées et les usages, afin d’établir une liste de substances à suivre en priorité,
- à Evaluer les expositions de la population,
- à Conforter des travaux complémentaires.

 


Le plan d'action 2006-2008.


I. Renseigner les molécules utilisées et les usages, afin d’établir une liste de substances à suivre en priorité.

L’objectif de cette thématique est d’aboutir au travers d’approches croisées à l’établissement d’une liste de molécules à suivre en priorité dans tous les milieux pour évaluer les expositions de la population générale aux pesticides. Les critères pris en compte sont :
- les volumes commercialisés, des usages…
- la probabilité de ces molécules de contaminer les milieux ou les denrées
- les risques pour la santé humaine ou l’environnement de ces composés.

Dix actions ont été proposées pour aboutir. 

 Exploiter et valoriser les données de ventes nationales de produits phyto-pharmaceutiques fournies par l’UIPP :

- à Renseigner les molécules les plus utilisées,
- à Déterminer les évolutions du marché national,
- à Identifier les molécules à suivre en priorité

Créer et mettre à disposition une base de données des propriétés physico-chimiques, toxicologiques et éco-toxicologiques des substances, 

 Affiner la prioritisation des molécules qui compte-tenu des LMRs et des données de consommation conduisent à un dépassement de la DJA , à partir des plans de surveillance et des usages, 

 Identifier les molécules impliquées dans les cas d’intoxications aigues (domestiques et professionnelles),

Identifier les pesticides dont les effets à long terme sur la santé humaine sont avérés (cancérogénicité, perturbateurs endocriniens, effets reprotoxiques…), à partir des listes internationales et de la littérature, 

 Utiliser/développer des indicateurs globaux de risques liés à l’usage des pesticides,

Coordonner un inventaire des travaux/des données disponibles auprès des GRIPP (groupes régionaux d’intervention sur les pesticides) permettant de renseigner les usages de pesticides, notamment ceux jusqu’alors peu investigués, dans d’autres contextes, 

 Renseigner les usages agricoles de pesticides
à Exploiter les données des études du SCEES et les études BVA, se rapprocher de l’INRA pour leurs travaux sur les indicateurs de traitement/culture

Renseigner les usages domestiques de pesticides (produits de jardin et biocides) 

 Renseigner les usages spéciaux de pesticides
à Enquête sur les opérations de démoustication puis sur l’utilisation de ces produits dans les parcs et jardins (année 2) les aéroports et les voies ferrées (année 3) la voirie et les infrastructures (année 4)



II. Evaluer les niveaux d’exposition de la population aux pesticides

L’objectif de cette thématique est d’aboutir à partir des mesures de niveaux de contamination des milieux et des denrées à évaluer les expositions de la population générale aux pesticides.

Sept actions ont été identifiées. 

 Favoriser l’utilisation des données de surveillance et de contrôles pour l’évaluation des expositions, 

 Compléter la prochaine étude de type Total Diet Study par une recherche de pesticides, constituer une aliment-thèque, 

 Renseigner les niveaux de contamination de l’air intérieur. Réaliser une synthèse bibliographique des travaux existants et une étude de faisabilité d’une campagne pionnière à large échelle, 


 Renseigner les niveaux de contamination de l’air extérieur. Réaliser une synthèse critique des travaux réalisés par les AASQA et suivi des actions en cours, 


 Exploiter et poursuivre les travaux de mesures des expositions professionnelles aux pesticides (pour la voie cutanée et renforcer les mesures par inhalation), 


 Identifier des thématiques liées au(x) sol(s), identifier des zones/sites géographiques potentiellement concernés par de telles mesures (exposition directe ou via la chaîne alimentaire)


Mettre en place une étude sur l’impact des installations industrielles de production de pesticides (contamination de l’air, retombées…)


III. Conforter et mettre en place des travaux complémentaires

L’objectif 1 est de conforter des travaux complémentaires conduits en France permettant d’évaluer les expositions de la population aux pesticides. 

 Réaliser une étude de faisabilité pour caractériser/ spatialiser les expositions par la voie aérienne par une méthode d’échantillonnage passif, 

 Approfondir les études relatives à la mesure des taux d’imprégnation de la population aux pesticides (biomarqueurs), identifier des populations cibles, 

 Lancer/favoriser les études visant à renseigner les budgets espace/temps de la population générale et des professionnels 

 Valoriser et rendre disponibles les données sur les consommations alimentaires, renseigner les régimes «particuliers »…


L’objectif 2 est d’organiser la réflexion et le débat à l’échelle nationale sur la mesure des expositions de la population aux pesticides, pour cela : 

 Permettre une large diffusion des résultats des travaux conduits, notamment avec le site de l’observatoire et organiser/structurer le débat